Céline Malaquin Céline Malaquin

Idée reçue n°3 : «La psychanalyse, c'est long, ça ne s'arrête jamais »

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L'image est répandue : des années sur le divan, sans qu'on sache jamais vraiment quand ni comment ça s'arrête. Cette image décourage beaucoup de gens avant même qu'ils n'envisagent de consulter. Elle ne correspond pas à ma pratique.

Ce que dit l'idée reçue

Qu'une analyse n'a pas de fin prévisible, qu'elle s'étire indéfiniment, séance après séance, sans qu'on puisse mesurer où on en est ni ce qui a réellement changé. On imagine un engagement flou, ouvert, presque sans issue.

Ce qu'il en est réellement

Ma pratique est une cure active, brève et structurante. Chaque séance fait avancer un objectif clair, posé dès le premier échange. Il ne s'agit pas d'un cadre figé pour toujours ni d'un temps qu'on laisse filer : le travail s'arrête quand les objectifs sont atteints et que vous avez retrouvé votre autonomie.

Pourquoi une cure peut avancer plus vite qu'on ne l'imagine

Ce qui allonge une thérapie n'est pas la profondeur du travail, c'est l'absence de cap. Quand aucun objectif n'est nommé, il n'y a pas non plus de moment identifiable où le travail est terminé : on continue, par habitude, sans savoir ce qu'on cherche encore. Poser un cap clair dès le départ change la nature même du temps de la cure. Chaque séance sert ce cap, et sa progression devient repérable.

Cela ne veut pas dire aller vite pour aller vite. Une cure active suppose que ce qui est mis en mots soit aussi vraiment ressenti, pas seulement compris intellectuellement. C'est cette rencontre entre la parole et le ressenti qui permet d'avancer réellement, et donc plus rapidement qu'une démarche sans direction.

Ce que cela change concrètement

Vous n'avez pas à vous engager dans un temps sans fin pour entamer une psychanalyse. Vous vous engagez dans une démarche active, avec un cap, où chaque séance a un sens repérable et où la fin du travail n'est pas un mystère mais un objectif atteint.

Une idée reçue sur la durée vous a peut-être déjà retenu de consulter ? Le premier rendez-vous, offert et sans engagement, permet de poser ensemble un cap clair.

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Céline Malaquin Céline Malaquin

“Question qui travaille” n°1 : Pourquoi, en tant que manager, je décide comme je décide ?

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On croit souvent décider en fonction des faits : les chiffres, le contexte, les options sur la table. Mais deux managers face à la même situation ne décident presque jamais de la même façon. Ce qui fait la différence n'est pas toujours visible, même pour la personne qui décide.

Ce que la question ouvre

Il ne s'agit pas de trouver LA bonne méthode de décision, ni de suivre un modèle de management de plus. La question est plus simple et plus dérangeante : qu'est-ce qui, en vous, décide avant même que vous n'ayez fini d'analyser la situation ?

Ce qui se joue derrière une décision

Une décision de management n'est jamais purement technique. Elle engage un rapport à l'autorité, à ce qu'on croit devoir prouver, à ce qu'on redoute qu'on pense de soi si on se trompe. Trancher vite, temporiser, consulter systématiquement avant de choisir : chacun de ces réflexes a une histoire, souvent plus ancienne que le poste occupé aujourd'hui, et cette histoire reste largement invisible pour celui qui décide.

Le problème n'est pas le réflexe en lui-même. C'est qu'il finit par décider à la place de la situation : il se déclenche de la même façon, que le contexte le justifie ou non. Une équipe finit par le sentir avant même que le manager ne le voie lui-même : elle ajuste ses demandes, anticipe la réaction plutôt que d'exposer vraiment un désaccord, et la décision perd en qualité sans que personne ne sache pourquoi. Ce n'est pas la compétence qui s'érode. C'est la légitimité, lentement, sans incident identifiable.

Une question qui reste ouverte

Repérer que quelque chose décide avant l'analyse ne dit encore rien sur ce que c'est, ni sur ce qu'il faudrait en faire. La question reste entière : quelle part de vos décisions vous appartient vraiment, et quelle part rejoue quelque chose que vous n'avez pas choisi ?

Ce que cela change concrètement

C'est précisément ce type de question que travaille un atelier de philosophie pratique sur l'autorité, le pouvoir et la légitimité : non pas donner une grille de lecture toute faite, mais créer l'espace pour que chacun explore, à partir de ses propres décisions, ce qui s'y joue réellement.

Cette question reste sans réponse simple, y compris pour vous ? C'est précisément ce qu'on travaille ensemble, en atelier ou en accompagnement individuel.

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Céline Malaquin Céline Malaquin

Idée reçue n°2 : « Un psychanalyste ne dit jamais rien, il vous laisse parler »

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L'image est tenace : un divan, un silence, une figure immobile qui ne répond jamais aux questions. Cette image vient d'une certaine tradition de la psychanalyse, mais elle ne correspond pas à toutes les pratiques, ni à la mienne.

Ce que dit l'idée reçue

Que le psychanalyste se contente d'écouter, sans jamais intervenir, laissant la personne parler dans le vide jusqu'à ce qu'elle trouve seule ses réponses. Une posture de retrait presque totale, qui peut décourager avant même d'essayer : à quoi bon parler si personne ne répond ?

Ce qu'il en est réellement

Dans ma pratique, je n'ai pas cette posture silencieuse. J'interviens, je questionne, je propose des liens entre ce qui est dit à des moments différents. Une séance n'est pas un monologue face à un mur : c'est un échange à double sens, où mon rôle est aussi de faire entendre ce qui n'a pas encore été formulé clairement.

Ce qui distingue la P.A.R. : le principe de mitoyenneté

La psychanalyse P.A.R. repose sur ce que Jacques Rivalin a nommé la mitoyenneté. Trois idées la composent.

D'abord, une co-construction : le sens ne se trouve ni chez l'analyste seul, ni chez l'analysant seul, mais dans une zone intermédiaire entre les deux, où il se construit ensemble, séance après séance.

Ensuite, un analysant actif : la personne qui consulte n'est pas un simple récepteur qui attend une interprétation, mais l'actrice de sa propre cure, engagée dans le travail au même titre que l'analyste.

Enfin, une neutralité engagée : je n'impose aucune directive, mais je n'observe pas non plus en retrait. J'élabore activement, avec vous, ce qui se joue dans la séance.

Pourquoi le silence seul ne suffit pas

Parler ne suffit pas toujours à faire bouger quelque chose. On peut raconter la même histoire pendant des années sans qu'elle change de sens, si personne ne vient interroger la façon dont elle est racontée. C'est là qu'intervient un tiers actif : en posant une question, en soulignant une répétition, en reliant deux moments qui semblaient sans rapport, il aide à faire émerger un sens qui n'était pas accessible seul.

Mais mettre des mots sur ce qui agit ne suffit pas non plus si l'affect reste tenu à distance, raconté sans être vraiment ressenti. Un récit peut être parfaitement clair, presque récité, sans que rien ne bouge : c'est le signe que l'affect reste logé dans le corps plutôt que traversé. Une intervention utile ne cherche pas seulement à faire parler davantage : elle cherche à rapprocher la parole de ce qui se ressent réellement, dans le corps autant que dans les mots, pour que le scénario perde sa force automatique.

Ce que cela change concrètement

Une cure qui reste dans le seul récit, sans être questionnée ni vraiment ressentie, peut s'étirer longtemps sans faire évoluer grand-chose. Une cure active, où le silence n'est pas la règle par défaut, avance plus vite parce que chaque séance vise un objectif clair, pas seulement l'écoulement du temps.

Vous imaginiez une psychanalyse silencieuse, et cette idée vous a peut-être déjà retenu de consulter ? Un premier échange, offert et sans engagement, permet de voir concrètement comment se déroule une séance.

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Idée reçue n°1 : “Consulter, c'est pour ceux qui vont mal”

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On imagine souvent la psychanalyse, ou l'accompagnement philosophique en entreprise, comme un dernier recours. Quelque chose qu'on va chercher quand on ne tient plus. Cette idée est fausse, et elle empêche beaucoup de gens de faire un pas qui leur ferait du bien bien plus tôt.

Ce que dit l'idée reçue

Qu'il faille être « au fond du trou » pour légitimer une démarche de parole. Côté cabinet, on attend d'être submergé pour consulter. Côté entreprise, on attend le burn-out d'un manager ou une crise d'équipe ouverte pour faire appel à un regard extérieur.

Ce qu'il en est réellement

On ne consulte pas parce qu'on va mal. On consulte parce qu'une situation se répète, qu'un sentiment persiste, ou qu'un choix devient impossible à trancher. Ce n'est pas un signe de faiblesse : c'est le moment où quelque chose demande à être regardé en face, avant que ça ne s'aggrave, pas après.

C'est vrai en cabinet, où le premier échange sert justement à clarifier ce qui vous amène, sans qu'il faille déjà être en crise pour légitimer la démarche.

C'est vrai aussi en entreprise. Un atelier de philosophie pratique ou un accompagnement de managers n'a pas besoin d'un incident pour être pertinent. La meilleure prévention se joue avant que l'épuisement managérial ou la perte de sens ne s'installe.

Pourquoi on répète les mêmes situations

Ce qu'on appelle « répétition » n'est pas un hasard ni un manque de volonté. C'est un mécanisme précis : une situation, une émotion ou une réaction, vécue autrefois, laisse une trace qui continue d'agir sans qu'on la voie. Tant que cette trace reste invisible, elle continue de dicter des choix, des relations, des décisions, comme un scénario qu'on rejoue sans en connaître l'auteur.

C'est pour cette raison qu'on ne « décide » pas d'arrêter de répéter, même en le voulant très fort. Mettre des mots sur ce qui agit ne suffit pas si l'affect reste tenu à distance : c'est en le ressentant vraiment, et pas seulement en le nommant, que le scénario perd sa force automatique et qu'un autre choix devient possible.

En entreprise, ce même mécanisme s'observe à l'échelle d'une équipe ou d'un management : des tensions qui reviennent sous des formes différentes, une autorité qui se rejoue de la même façon d'un poste à l'autre. Le nommer ne suffit pas à le résoudre, mais c'est la condition pour commencer à le déplacer.

Ce que cela change concrètement

Attendre d'aller mal pour consulter, c'est laisser un mécanisme s'installer et se rigidifier. Consulter tôt, c'est se donner les moyens de comprendre ce qui se joue pendant qu'on a encore la marge pour choisir. C'est ce que j'appelle la Pleine Lucidité : connaître les causes de ses affects pour faire, enfin, des choix libres.

Ni en cabinet ni en entreprise, il ne s'agit de dépendance. Il s'agit d'autonomie : vous rendre capable de reconnaître vos propres mécanismes, pour agir avec plus de liberté, pas de vous accompagner indéfiniment.

Vous vous reconnaissez dans une situation qui se répète, en tant que particulier ou dans votre pratique managériale ?

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